25.12.2025 – Réussir une migration de données Salesforce : l’exigence du rôle de Business Analyst

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Réussir une migration de données Salesforce : l’exigence du rôle de Business Analyst

La migration de données est l’un des volets les plus sensibles d’un projet Salesforce. Souvent considérée comme un exercice tardif ou purement technique, elle est en réalité un chantier stratégique, qui conditionne la continuité opérationnelle, l’adoption et la valeur de la plateforme. Une migration réussie repose sur une articulation fine entre exigences métier, réalité des données existantes et processus cibles. C’est précisément là que le Business Analyst devient indispensable.

 

Le BA, garant de la cohérence fonctionnelle

Le Business Analyst ne “corrige” pas les données ; il structure la compréhension du besoin. Son travail consiste à :

  • définir les objets à migrer, leurs priorités et leurs règles métier,
  • identifier les dépendances inter-objets,
  • clarifier ce qui est réellement utile pour les futurs processus,
  • cadrer l’historique nécessaire — et celui qui ne l’est pas.

Il agit comme une charnière entre les équipes métier, data et IT. Cette vision transversale évite les erreurs classiques : migrations trop volumineuses, valeurs incompatibles avec les règles de validation, ou données historiquement nécessaires mais omises.

 

Des livrables structurants pour industrialiser la migration

Une migration Salesforce exige une documentation précise et versionnée. Les livrables clés utilisés voire produits par le BA sont :

  • le data dictionary, qui contextualise chaque champ,
  • le mapping source → cible, qui décrit les transformations, standardisations et règles de calcul,
  • le plan de validation, qui garantit que les données migrées soutiennent les scénarios métier réels.

Ces artefacts sont la base de l’industrialisation du projet : ils assurent cohérence, reproductibilité et traçabilité d’une itération à l’autre.

 

Des outils, mais surtout une méthode

Excel reste l’outil incontournable pour l’analyse croisée, la consolidation et les analyses des fichiers de PreLoad/PostLoad. Salesforce Inspector, SOQL ou Schema Builder complètent l’analyse, mais ne remplacent jamais une compréhension profonde du modèle de données et des règles métier. La valeur du BA réside moins dans ses outils que dans sa capacité à orienter la migration autour des usages.

 

Tester, comparer, affiner : la rigueur du cycle itératif

Une migration est très rarement correcte du premier coup. Tester signifie :

  • vérifier la cohérence fonctionnelle,
  • analyser les liens entre objets,
  • documenter les exceptions et arbitrer avec le métier.

Le versioning est essentiel : sans comparaison structurée, impossible de fiabiliser la charge finale.

 

Les pièges fréquents (et souvent sous-estimés)

Certaines erreurs coûtent cher :

  • dépendances non maîtrisées (Contract → Order → Asset),
  • dates historiques incompatibles avec de nouveaux processus,
  • utilisateurs inactifs qui sont propriétaires d’enregistrements historiques,
  • migrations inutiles augmentant la dette technique,
  • absence de gestion des clés d’import pour le suivi et la réconciliation.
  • les notes et emails sont des objets complexes à gérer dans une migration de données

 

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Conclusion

La migration n’est pas un exercice parallèle au projet : elle en est l’un des fondements. Le Business Analyst y joue un rôle central, en garantissant que les données migrées soutiennent réellement les ambitions métier. Exigence, coordination, documentation et itération : ce sont les ressorts d’une migration Salesforce réussie — et d’un CRM prêt à délivrer toute sa valeur.

Retrouvez ce sujet présenté par Jean-Pierre à la communauté dans cette vidéo en anglais: https://youtu.be/rg-RLFoY4SM?si=fU6eVM4aNsyIQu04

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